Après l’utilisation de moyens primitifs, débutent avec les premiers services postaux organisés, le développement du télégraphe, du téléphone, des radiocommunications puis l’ère du numérique… C’est sans doute l’un des domaines où la technologie a évoluée le plus rapidement.


Les systèmes ancestraux de communications :

Les premiers procédés de télécommunications furent les signaux de fumée, utilisés par les peuples amérindiens, ainsi que les tambours dont se servaient les peuples d’Afrique et d’Amérique du Sud. Ces signaux permettaient de transmettre des informations parfois complexes.

Au Moyen Âge, des tours placées sur les sommets permettaient de transmettre les ordres et renseignements stratégiques, mais l’information était limitée.

Au 18e siècle, Les navires de guerre communiquaient, par un système de hissage de pavillons numériques, dont la signification se trouvait dans un livre de code donnant un sens pour chaque nombre


Le Télégraphe optique :

1794 – L’ingénieur français  C. Chappe, réalisa le premier système de télégraphie optique par sémaphore entre Paris et Lille. Celui-ci était constitué de tours espacées de 10 à 30Km qui permettaient de transmettre des messages en quelques heures.


Le Télégraphe électrique filaire :

Le développement de l’électricité fit naître l’ère du télégraphe électrique.

1832 – S. Morse s’inspira des travaux de ses prédécesseurs pour inventer un système filaire simple et robuste de communication. (Naissance du code morse…)

1845 – La première ligne télégraphique filaire fut ouverte entre Washington et Baltimore.


L’expérimentation permet la transmission du son, puis de l’image :

1832 – J. Lindsay fit une démonstration de télégraphie sans fil (TSF) à ses élèves, mais c’est en 1854, qu’il réussit à communiquer en Écosse, sur une distance de 3 km.

1901 – G. Marconi réalisa la première transmission radio entre le Canada et l’Angleterre.

1912 – Transmission d’un texte par voie radio réalisée par E. Belin.

1913 – Premières liaisons radioamateurs de secours aux USA (catastrophes d’Ann-Arbor).

1923 – Les radioamateurs concourent aux réseaux de communications extrêmes par exemple lors des expéditions polaires  et explorations scientifiques (Mc Millan – 1923 ; Citroën en Asie– 1931 ; Paul Emile Victor au Groenland – 1948).

1925 – Création du Réseau des Emetteurs Français (REF), cette union regroupe et organise les radioamateurs.

1925 – J. Logie Baird démontra la transmission d’images mobiles en utilisant un disque de Nipkov. Ce fût l’invention de la « télévision mécanique ». Il faudra cependant attendre l’invention du tube cathodique par K. Braun, pour voir apparaître la première télévision utilisable et produite en 1927 par P. Farnsworth.

1972 – Les radioamateurs Français au travers de la FNRASEC, sont intégrés dans les plans de secours ORSEC.


Applications militaires et Étatiques :

1573 – Première utilisation « militaire » de pigeons voyageurs par Guillaume d’Orange, lors du siège espagnol de Haarlem par Frederik de Tolède. En France les pigeons seront utilisés dès 1870 pour assurer les communications entre le front et les Etats-majors. A ce jour, l’Armée Française dispose toujours d’une section colombophile de transmission établie dans le dernier colombier militaire d’Europe situé au 8è R.T (Mt Valérien – Suresnes). Depuis 1960, et sur décision du Général de Gaulle, 120 pigeons y sont élevés dans un esprit de mémoire et de tradition.

1909 – Le Préfet du Nord réquisitionne pour la première fois des pigeons voyageurs, afin d’assurer les communications civiles étatiques durant la grève des Postes.

1917 – Première radio militaire du Général Ferrié.

1930 – la Luftwaffe débute ses recherches sur les systèmes de guidage d’aéronefs par faisceaux hertziens en bande VHF basse. Sous les noms de Knickebein, X–Gerät ou encore Y–Gerät, ces différents systèmes seront exploités à partir de 1939, pour guider les bombardiers sur l’Angleterre. Durant cette période la bataille technologique « dite des faisceaux » fit rage entre la Luftwaffe et la Royal Air Force, cette dernière ayant fait preuve d’une grande technicité dans la mise en place de dispositifs efficaces de brouillages et de contre-mesures.

1933 – Le 13 juin, le brevet du premier radar bistatique en onde continue est déposé au nom de Taylor, Young et Hyland.

1937 – A la veille de la seconde guerre mondiale, le radar monostatique VHF fut mis au point, optimisé et amélioré au cours du conflit, il permettait de détecter les raids aériens. Ce conflit armé fût également l’occasion de  généraliser des liaisons tactiques, avec l’utilisation, par les différentes armées de moyens de radiocommunications télégraphiques et téléphoniques. — L’histoire du radar dans le monde puis en France — 

1941 – Mise en service du premier système de radionavigation pour les aéronefs FuSAn724/725 dit « BERNHARDT ». Issu des recherches de la Luftwaffe et de la société TELEFUNKEN, il est composé de stations de sol implantées tous les 300Km et d’un récepteur avec système d’impression à bord des aéronefs. Chaque station disposait d’une antenne rotative de 35m de largeur et 28m de hauteur qui diffusait son signal sur une fréquence spécifique affectée entre 30 et 33.1MHz. La réception de seulement deux de ces signaux, permettait aux avions de déterminer leur précisément leur position. L’une de ces stations, la numéro « Be-6 », était située dans le département des Ardennes, au lieu-dit la butte de Marlemont. Les vestiges de cette station sont toujours visibles ! Ce système préfigurait les systèmes modernes de radionavigation, tels que les actuels VOR (radiophares)

1943 – Mise en place du Service des Transmissions du Ministère de l’Intérieur (STI) —Article « Les Transmissions de l’Intérieur » CIVIQUE n°166-07—

1952 – L’OTAN déploie plusieurs réseaux de télécommunications SHF en phonie, télégraphie et données dédiés aux commandements de ses forces en Europe. (le AIRCENT de 1952 à 1958, le LANDCENT de 1952 à 1962, l’AFCENT de 1962 à 1967). Parallèlement et à partir de 1961, le premier grand réseau de radiocommunications en fréquences UHF à diffusion troposphérique (800/900 MHz) entre en service. Nommé ACE-High-Network (pour Allied Command Europe Highband), il s’étendait du nord de la Norvège au sud de la Turquie sur un linéaire de 6800 Km ! Il existait près de 90 stations dont des stations hertziennes en ligne de visée (LOS), situées dans 9 pays différents. (Dans les Ardennes 5 stations LOS : La Férée, Poix-Terron-la Bascule, Stonne, Marlemont, Vieux moulins d’Hargnies). A partir de la fin des années 1980, afin de libérer les fréquences pour des usages civils de téléphonie mobile et de télédiffusion, le réseau est démantelé progressivement, jusqu’à sa désactivation totale en 1996.

1960 – Les Directions Départementales de l’Equipement adoptent les réseaux de radiocommunications pour assurer les missions de viabilité hivernale et d’entretien. La conception de ces réseaux d’architecture départementale est confiée au Service Technique des Phares et Balises (STPB). Il optera pour la bande 35-41MHz qui offre une portée intéressante en zone rurale (Le 150MHz sera exploité également dans certains départements notamment de montagne).

1975 – EDF-GDF lance un programme d’études techniques relatives au déploiement d’un réseau national à ressources partagées : RAMAGE. Il est destiné aux services des deux structures et doit répondre aux besoins de communication des agents. Expérimenté à partir de 1986, il sera pleinement exploité de 1992 à 1996, date, à partir de laquelle il sera modernisé.

1978 – La gendarmerie nationale exploite le réseau analogique SAPHIR (phonie + données à 1200 Bauds).

1988 – Un premier plan de fréquences est dédié par circulaire à la sécurité civile. Les sapeurs-pompiers exploitent alors des réseaux hétérogènes et vétustes, essentiellement en simplex. Les stations directrices disposent ou non d’émetteurs déportés sur les points hauts. Cette circulaire sera modifiée le 13 avril 1990.

1990 – Le Ministère de l’intérieur devant les problématiques rencontrées par les services d’incendie et de secours et les services nationaux de sécurité civile, adopte le 19 juin 1990, un plan de modernisation de ses transmissions. Le 10 octobre, il organise par circulaire « l’Ordre de Base National des Transmissions (OBNT)« , l’OBNT devient alors le document de référence rédigé par les Directions de la Sécurité Civile et des Transmissions. Il définit précisément l’organisation des réseaux et en fixe les règles d’exploitation communes à l’ensemble des intervenants. Ces réseaux départementaux sont analogiques et s’organisent autour de canaux simplex (dits tactiques), de canaux spécifiques (dits d’infrastructure) et de canaux duplex relayés (dits opérationnels). La bande dédiée s’étend de 83 à 86MHz. (Certains canaux spécifiques sont affectés en 173 et 465MHz )).

1991 – Premières communications numériques TETRAPOL en 80MHz de la gendarmerie sont échangées, lors des tests sur le futur réseau RUBIS dont le déploiement débutera en 1994 et s’achèvera en 2000. Il sera le premier réseau national numérique au monde à disposition des forces de sécurité pour leurs communications internes.

1993 – Lancement (dans la Mayenne) du nouveau réseau radio des DDE : RTN 2000, sur la base d’un cahier des charges élaboré par le CETMEF (successeur du STPB), il exploite la bande 40MHz et utilise la signalisation numérique (norme BIIS1200), la phonie reste analogique, mais l’usage de la phonie introduit la possibilité de transfert de données à 1200Bds (stations météorologiques routières, sms, appel sélectif discret, géolocalisation…).

1995 – lancement du programme dit « Automatisation des communications radio opérationnelles de police (ACROPOL) », achevé en 2007, a permis la mise en place d’un réseau numérique TETRAPOL 400MHz sécurisé à disposition des forces de la police nationale est supporté par l’Infrastructure Nationale Partageable des Transmissions (INPT). Son démantèlement est annoncé pour 2025.

1996 – EDF-GDF cesse l’exploitation de RAMAGE et débute le déploiement du « Système de RAdioCommunications à l’Usage de la Sécurité de l’Exploitation (SYRACUSE) ». Ce réseau analogique en bande 80Mhz, est interconnecté au réseau téléphonique commuté. Il permet les liaisons dédiées à l’exploitation du réseau électrique et la sécurité des agents. Outre les conversations en phonie, il utilise un protocole de données (HNZ) permettant la téléconduite du réseau HTA 20 000V (manœuvres à distance d’interrupteurs aériens, de transformateurs...). Toujours exploité par ENEDIS, il fut modernisé en 2018 et renommé SOMERO, il conserve sa bande de fréquences en 80MHz, mais il est désormais numérisé à la norme « eDMR ».

2004 – premier déploiement d’ANTARES dans l’Ain « Adaptation nationale des transmissions aux risques et aux secours » ce réseau TETRAPOL 400MHz dédié aux Services Départementaux d’Incendie et de Secours est supporté par l’Infrastructure Nationale Partageable des Transmissions (INPT) il est achevé en 2016. Son démantèlement est annoncé pour 2025.

2004 – La loi décentralisation du domaine routier, transfert les routes départementales aux Conseils Généraux et les routes nationales aux « Directions Interdépartementales des Routes (D.I.R)« . Selon leur affectation, les réseaux radio (souvent vétustes) qui ont été transférés seront modernisés ou abandonnés par les Conseils Généraux. Les DIR, quant à elles, se verront dotées de réseaux interdépartementaux dédiés à la couverture de leur territoire routier. Le plan de fréquences en bande 40MHz sera modifié et normalisé (radiocommandes). Les relais seront interconnectés par faisceaux hertziens et les terminaux seront modernisés avec des déploiements jusque récemment. (Ces modernisations ont été progressives et varient d’une structure à l’autre)

2019 – Premières expérimentations du Réseau Radio du Futur, grand projet régalien du Ministère de l’Intérieur, il est voué à remplacer l’INPT. Basé sur la technologie LTE en bande 400 / 700MHz (puis et 3.5GHz (5G)), le projet RRF associe les opérateurs privés de la téléphonie mobile, sur la base d’un réseau national opéré avec itinérance nationale. Evolutif, il sera dédié aux communications opérationnelles et à l’interopérabilité des forces de sécurité intérieure et de leurs collaborateurs. La stabilisation du déploiement est prévue pour l’été 2023.

L’usage des ondes dans la communication grand-public, se démocratise…


Ça Chante et parle dans les radios…

A la fin de la guerre, des milliers d’émetteurs-récepteurs déclassés, sont acquis par les Radioamateurs qui deviendront les grands précurseurs de l’expérimentation et de la communication de loisir. La radio « grand public » se développe avec la radio « toutes ondes »… Le « transistor » deviendra l’un des premiers grands équipements électroménagers, répandu dans les familles et permettant de suivre les programmes nationaux « PO-GO et OC».

1920 – Les premiers programmes quotidiens de radiodiffusion débutèrent en (Angleterre, USA, URSS).

1921 – La première station de radiodiffusion française émet en AM depuis la tour Eiffel.

1954 – La RTF, lance la première station radio FM à Paris.

1960 – Naissance des stations France Culture, Inter et Musique.

1964 – Naissance de Radio Caroline, la célèbre radio pirate offshore diffusée en AM depuis un navire situé dans les eaux internationales.

1970 – Apparition des premières radios pirates FM en France.

1981 – Timide début des radios libres et la fin du monopole de diffusion d’Etat.

1995 – Les radios quittent les ondes : C’est la première Webradio « Radio HK ».

2014 – Lancement des premières radios numériques en DAB+.

2016 – 31 décembre, arrêt de la diffusion de France Inter sur 162KHz AM depuis l’émetteur TDF d’Allouis, La diffusion du signal horaire persiste, sa gestion est assurée par l’ANFR.

2019 – 31 décembre, arrêt de la diffusion d’Europe 1 sur 183KHz AM depuis l’émetteur Felsberg-Berus (Sarre).


La Télévision, cette boite à images…

1950 – Les programmes nationaux sont en noir et blanc.

1960 – Arrivée de la couleur, de nouvelles chaînes voient le jour.

2011 – La télévision terrestre devient numérique avec la TNT.


Allo ?? passez moi le 22 Asnières …

Le réseau téléphonique s’étoffe, les opératrices des PTT manœuvrant les commutateurs manuels, sont remplacées peu à peu, par les commutateurs automatiques. Après les établissements publics et commerces, le téléphone fixe fait son apparition dans les foyers.


La téléphonie mobile…

            L’ère de l’analogique

1945 – Premiers téléphones mobiles non cellulaires (0G).

1948La station Radiomaritime Française « St Lys Radio » exploitée par France Télécom débute ses communications avec les navires en mer et aéronefs (en Radiotéléphonie, Radiotélégraphie et RadioTélex). Elle diffusera jusqu’en janvier 1998, les avis urgents, bulletins météo et assurera les communications de secours et télécommunications privées. — Histoire de St LYS Radio, station radiomaritime en O.C par E. AMBIAUD—

1970 – Les téléphones mobiles cellulaires ne permettent le déplacement que dans une région couverte par une cellule unique composée d’un station de base de forte puissance.

1979 – A Tokyo, un système mobile cellulaire, permettant l’itinérance entre cellules, voit le jour : c’est la génération 1 (1G).

1980 – Déploiement des premiers réseaux cellulaires commerciaux, En France c’est RADIOCOM 2000 de France Télécom.

            L’ère du numérique

1990 – Génération 2G, apparition des systèmes mobiles cellulaires (GSM…), utilisant la bande de fréquences 900MHz.

1993 – En Finlande, l’envoi du premier SMS.

1995 – La radiomessagerie mobile est disponible en France sous les noms de Tam-Tam, Kobby ou Tatoo, c’est l’avènement de la messagerie grand-public.

2001 – Déploiement du réseau mobile cellulaire haut débit de troisième génération (3G) « W-CDMA ».

2007 – Nos téléphones se miniaturisent et proposent bien plus de services que la « simple » téléphonie, 15 ans après la naissance du premier SMARTPHONE (IBM SIMON), l’IPHONE (Apple) débarque et révolutionne le marché des terminaux de haute-technologie multifonctions.

2010 – Le M2M (Machine to Machine) se développe. SIGFOX, une société Française lance le premier réseau télécom dédié à l’internet des objets. Econome en énergie, il exploite une technologie radio UNB et les fréquences ISM sans licence en 868Mhz. En 2014, le réseau comprend 1300 antennes en France. Depuis la petite startup Toulousaine à fait son entrée en bourse, en 2019 elle intègre le Next40, qui est un label gouvernemental créé pour soutenir et promouvoir, les 40 jeunes entreprises françaises considérées comme prometteuses, et susceptibles de devenir des leaders technologiques. Depuis janvier 2013, l’ADRASEC 08 héberge ce qui fût la première station SIGFOX (TAP) en Champagne-Ardenne.

2012 – Déploiement commercial du très haut débit cellulaire avec la 4G « LTE »

2015 – ARCEP autorise les premiers tests de la 5G menés par Orange en France (à Belfort).

2019 – En France, lancement de la procédure d’attribution aux opérateurs, des fréquences 3,4 à 3,8 GHz par l’ARCEP. Ces fréquences constituent le cœur de bande de la 5G. Le déploiement devrait débuter à partir d’octobre 2020.


Au dessus de nos têtes, l’espace et ses satellites…

1960 – La NASA, met en orbite, le premier satellite de télécommunications, il s’agit d’ECHO (ballon de 30m de diamètre, servant de relais passif par réflexion).

1961OSCAR1 est le premier satellite de communications radioamateur.

1962TELSTAR1 est le premier satellite actif relayant les télécommunications intercontinentales (orbite elliptique).

1964SYNCOM3 est quant-à lui le premier satellite actif placé sur une orbite géostationnaire.

A partir des années 70-80, se développent les systèmes de télécommunications par satellite (Iridium, Globalstar, Thuraya, Inmarsat)

1975 –  SATCOM1 est lancé le 13 décembre. Géostationnaire, il facilitait les télécommunications à grande distance en recevant des signaux radio de la Terre, en les amplifiant et en les relayant vers les récepteurs terrestres.

1978 – Le système satellitaire de collecte de données « ARGOS », nait de la coopération Franco-américaine entre le CNES, NOAA et la NASA. Il permet principalement, la météorologie, l’étude et la protection de l’environnement (à ce jour 8000 balises sont actives et sont implantées sur des bouées dérivantes ou sur des mammifères par exemple).


Les satellites au service des secours

1971 – Au USA, l’Agence Fédérale de l’Aviation Civile, rend obligatoire l’emport des balises de détresse (ELT) sur tout aéronef d’aviation générale.

1979 – Vue la généralisation des balises de détresse 121.5MHz, dans les avions et navires, face aux pertes humaines dues à l’incapacité ou la lenteur des secours à localiser les épaves et devant l’absence d’un système international efficace et unifié, les USA, la France, l’URSS et le Canada, conçoivent et organisent le premier système international dédié à la détection des détresses par satellite: il s’agit de COSPAS-SARSAT.

1982 – Le satellite COSPAS-1 fut lancé (juin).

1982 – Le premier signal de détresse 121.5MHz était détecté. L’opération de sauvetage conduite au Canada, fut un succès et les trois survivants de ce crash d’avion de tourisme en Colombie-Britannique furent rapidement secourus (septembre)

1984 – Déjà 255 personnes secourues et 90 cas de détresse traité par SARSAT.

1985 – COSPAS-SARSAT est déclaré totalement opérationnel, il fournit des alertes de détresse ainsi que des données de localisation précises et fiables afin que les autorités de recherche et sauvetage (SAR), puissent venir en aide aux personnes en détresse sur terre, sur mer et dans les airs.

1993 – Les balises de détresse par satellite (RLS-Sat), deviennent obligatoires à bord de tous navires croisant sous le régime de convention internationale de l’OMI (SOLAS).

2009 – Depuis 1982, 27 000 personnes ont été secourues. Le système COSPAS-SARSAT se modernise : Arrêt du traitement des signaux analogiques émis sur 121.5/243MHz au profit des signaux numériques en 406MHz. Les balises de détresse deviennent portables et outres les avions et navires, sont désormais proposées aux randonneurs et sportifs adeptes de loisirs extrêmes !

Document non exhaustif – Sources diverses internet (Wikipédia, AMSAT France, COSPAS-SARSAT…) Merci à leurs auteurs.