Au sein de l’Organisation de la Réponse de Sécurité Civile (ORSEC), l’ADRASEC intervient à la demande du Directeur des Opérations de Secours (Préfet ou Maire ), pour mettre en œuvre et exploiter des réseaux radioélectriques supplétifs ou complémentaires dédiés aux services officiels. Outre ces missions et en liaison avec le Centre national de Coordination et de Sauvetage de l’Armée de l’Air, elle concourt aux opérations de recherches radioélectriques terrestres des détresses.

Nos recommandations et références

Nos références en réseaux temporaires de sécurité

Quelques interventions marquantes

1- La mise en oeuvre et l’exploitation de réseaux radioélectriques palliatifs ou complémentaires.

Une station radioamateur de secours 

Au titre de l’article 8 de l’arrêté ministériel du 27 février 2017 relatif aux agréments de sécurité civile de type A et de l’arrêté ministériel du 2 janvier 2019 portant renouvellement de notre agrément, les ADRASEC sont compétentes pour relier entre eux, les services et acteurs de la gestion des crises, dont ceux dont les réseaux relèvent de l’Infrastructure Nationale Partageable des Transmissions et ainsi palier aux défaillances des réseaux du Ministère de l’Intérieur, tels que ANTARES (SDIS et sécurité civile), ACROPOL (police nationale) ou encore RUBIS (gendarmerie). Les ADRASEC peuvent également venir en appui de ces réseaux en complétant l’offre de liaison (liaisons HF, transmission de données, réseaux tactiques spécialisés…)

En complément de ces missions de résilience, nous mettons en oeuvre des Réseaux Temporaires de Sécurité, permettant la coordination et la sécurisation des Dispositifs Prévisionnels de Secours déployés lors de manifestations publiques de grande ampleur

Nos recommandations et références

Nos références en réseaux temporaires de sécurité

Quelques interventions marquantes

Télécharger notre flyer dédié « moyens de transmission »

Télécharger notre catalogue RTS

2- La radiolocalisation terrestre des détresses (Search and Rescue)

Recherches dans le cadre d’un Sauvetage Aéroterrestre (SATER)

A réception d’une alerte émise par le Centre de Coordination des Sauvetages Aéronautiques, le Préfet du département, en sa qualité de Directeur des Opérations de Secours, fait appliquer les mesures de l’annexe ORSEC – SATER (Sauvetage Aéroterrestre).
En complément des moyens aéronautiques engagés par le CCS, les services de secours départementaux répondent alors à la demande de concours et se déploient pour assurer les recherches terrestres. C’est dans ce cadre que l’ADRASEC engage ses équipages, afin d’acquérir les signaux radioélectriques émis par la balise de détresse et ainsi guider les moyens de secours vers l’épave et ses potentielles victimes.

 exemple de triangulation d’un signal de détresse.

ALPHA, BRAVO, CHARLIE… les phases du SATER!

ALPHA : Demande de renseignements sans déplacement, ni engagement d’unités auprès des forces de l’ordre, des services aéronautiques et pouvant être accompagnée d’une écoute statique par l’ADRASEC.

BRAVO Limitée : (depuis le 15.02.05) idem Alpha, mais permettant l’engagement spécifique et le déplacement d’équipages et sans activation d’un C.O.D en Préfecture.

BRAVO : Recueil d’ informations au sein d’ une zone déterminée. Application globale des dispositions du SATER (1/ réunir le maximum de renseignements, 2/ activation du COD et d’un PCO) .

CHARLIE : Recherches approfondies sur le terrain, lorsque le secteur est suffisamment réduit et que les services ont acquis la certitude que l’aéronef est accidenté.

Ces phases peuvent être ou non successives.

L’organisation internationale SEARCH and RESCUE (SAR)

L’organisation SAR consiste à assurer la recherche et le sauvetage des occupants d’aéronefs ou de navires en détresse, sur terre (SATER) ou sur mer (SAMAR); elle est régie par le décret n° 84-26 du 11 janvier 1984 et l’instruction d’application du 23 février 1987.

Son organisation incombe à la DGAC-DNA/7 et la responsabilité de l’exécution opérationnelle en a été confiée à l’Armée de l’Air qui agit avec le concours de l’Armée de Terre, de la Marine Nationale, de la Gendarmerie Nationale et d’autres départements ministériels (Ministère de l’intérieur notamment). Les moyens terrestres de recherche (Gendarmerie et Sécurité Civile, ADRASEC) demeurent sous l’autorité préfectorale.

Quelques chiffres:

Dans le monde:
  • 4 milliards de passagers dans les vols commerciaux,
  • 26 000 avions commerciaux en service
  • plus d’un avion décolle toutes les secondes, soit près de 37 millions de vols par an….
  • On ne connait ni le nombre de vols militaires, ni celui de de tourisme et/ou d’ULM.
  • Ces chiffres sont en constante augmentation
En France (chiffres 2017):
  • Un total de 227 accidents d’aéronefs (dont 112 pour les ULM).
  • 98 ont été des accidents corporels, dont 33 ont été mortels.
  • Ils ont entraîné 47 décès et causé 36 cas de blessures graves.
  • 70% des accidents se passent durant l’approche ou le décollage.

 

Le Centre de Coordination des Sauvetages Aéronautiques Français (CCSN – ARCC)

En France le CCS est implanté au sein de la BA942 de LYON MONT VERDUN. Il assure 24h/24 la veille SAR notamment au travers du numéro 191, des alertes des services de contrôle ou du système de localisation des détresse COSPAS-SARSAT. En complément de son activité opérationnelle, le CCS organise en collaboration avec les Préfets, les exercices SAREX et participe à la planification ORSEC.

Le CCS en Chiffres:

  • En moyenne 6 opérations SAR sont déclenchées en France, pour environ 300 accidents d’aéronefs par an.

Il est important de souligner que le CCS :

  • Est le seul coordinateur aérien. 
  • Reste le coordinateur des recherches jusqu’à la localisation de la dernière victime. 
  • Assure une mission de coordination interservices et interministérielle.

Pour en savoir plus sur l’ARCC LYON

 

Le système COSPAS-SARSAT:

Search And Rescue Satellite Aided Tracking (SARSAT) est un Maillage terrestre et satellitaire de détection des émissions de balises de détresse. Pour le monde entier, il fournit des alertes et informations aux services de recherches et de sauvetages (S.A.R), sur les utilisateurs de balises de détresse se trouvant sur mer ou sur terre. Pour la seule année 2014, près de 2354 personnes ont été secourues, lors de 685 opérations de sauvetage!

Il est composé:

  • de radiobalises (aéronautiques [ELT], maritimes [RLS ou EPIRB] et personnelles [PLB]) qui émettent des signaux en cas de détresse
  • d’une constellation de satellites en orbite basse et géostationnaire qui détectent les signaux émis par les radiobalises.
  • de stations terriennes de réception (LUT), qui reçoivent et traitent les signaux transmis par les satellites;
  • des centres de contrôle de mission (MCC) qui reçoivent les alertes produites par les LUT et les envoient soit à un centre de coordination de sauvetage (RCC), afin que les secours soient engagés.

Pour en savoir plus sur COSPAS-SARSAT

Signal Uplink 406MHz balise SARSAT
Signal radioraliement 121.5MHz balise SARSAT